Sous le thème « Ponts numériques, voix vivantes : Valoriser les langues autochtones grâce à la technologie pour les générations futures », le ministre de l’Éducation de base, le Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, représentant personnel du Premier ministre, a présidé la cérémonie de clôture officielle de la Décennie internationale des langues autochtones, le jeudi 19 février 2026, au Centre de conférences de Yaoundé. Il était accompagné du secrétaire d’État, le Dr Asheri Kilo Fofung, du directeur exécutif de SIL Global, le Dr Johnston Ndunde, du Pr Abdoul Aziz Yaouba, secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO, du directeur général de SIL Cameroun, M. Apolinaire Ambassa, et d’autres hauts responsables.
Dans son discours d’ouverture, le directeur exécutif de SIL Global, le Dr Johnston Ndunde, a remercié l’ensemble des participants et a expliqué la raison d’être du thème de cette année, en soulignant l’importance de la technologie pour la survie des langues.
À l’occasion de cet événement, trois présentations importantes ont été organisées : La présentation « Technologie : une opportunité pour la préservation des langues autochtones/minoritaires » a été assurée par le linguiste Dr Michel Kenmogne, tandis que la présentation « Fondements scientifiques, ponts numériques et cohésion sociale : la préservation des langues autochtones » a été donnée par le Pr Binam Bikoi. Une initiative d’alphabétisation numérique auprès des Peuls a également été présentée. Ces présentations étaient axées sur l’utilisation de la numérisation dans les langues maternelles, afin de les valoriser, de les instrumentaliser et de les dynamiser dans les manuels scolaires, couvrant plus de 260 langues. Le Pr Abdul Aziz Yaouba, Secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO, et M. Hilaire Mputu, Directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique, ont prononcé un discours d’ouverture sur le thème des langues autochtones à l’ère de l’intelligence artificielle et de la numérisation.
L’événement a été ponctué de divers intermèdes artistiques et culturels, contribuant à créer une atmosphère plus conviviale et agréable. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Éducation de base a remercié le comité d’organisation, IDIL et l’UNESCO, pour l’initiative menée et le travail accompli. Il a insisté sur des aspects essentiels, notamment le rôle de la langue maternelle comme vecteur de savoir-faire, réservoir de valeurs, espace de mémoire et outil de transmission intergénérationnelle. Il a souligné que la promotion et la préservation des langues autochtones ne dépendent pas nécessairement du folklore, mais aussi du développement inclusif, de la cohésion sociale et du renforcement de l’unité nationale. La numérisation offre en effet de nombreuses possibilités d’enseigner, d’archiver et de transmettre nos langues.
La journée s’est conclue par un concours d’écriture, réparti en cinq catégories principales : contes populaires, poèmes, illustrations, proverbes et livres pour enfants.




